NO GO ZONE Fukushima – Japan. 2011-2014

http://www.fukushima-nogozone.com

NO GO ZONE

Fukushima – Japan. 2011-2014

Since the tsunami and the nuclear catastrophe of March 2011, Carlos Ayesta and Guillaume Bression have made regular visits to the region of Fukushima, and especially to the “no man’s land” around the stricken power station.

Depuis le tsunami et la catastrophe nucléaire de mars 2011, Carlos Ayesta et Guillaume Bression se sont rendus à de nombreuses reprises dans la région de Fukushima et tout particulièrement dans le no man’s land qui entoure le site accidenté.

Nature...

© Guillaume Bression – Carlos Ayesta

Nature...

© Guillaume Bression – Carlos Ayesta

Disturbing nature… a few years after the disaster, it covers everything, houses, cars and roads. This series documents the abandoned Fukushima struggling with creepers and weeds. A nature that gradually erases the traces of man.
Une nature luxuriante et inquiétante, quelques années après la catastrophe, elle recouvre tout, les maisons, les voitures et les routes. Cette série documente les villes abandonnées de Fukushima aux prises avec les plantes grimpantes et les herbes folles. Une nature qui efface progressivement les traces de l’homme.

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© Guillaume Bression – Carlos Ayesta

« Mauvais rêves ? »

© Guillaume Bression – Carlos Ayesta

How do we depict something that can’t be seen or felt? Instead of adopting a documentary approach to this project, we decided to stage the photographs using plastic bubbles and cellophane wrap to reveal the “invisible”. In this case, fiction reveals reality, not vice versa. Before looking at the photographs, it is important to know that all of the settings were real, with very little photo retouching involved. We requested the involvement of people whose hearts and minds were directly touched by the threat of radiation – the residents of Fukushima – to depict tangible frontiers between what is contaminated and what is not. The result is a series of blurred and subjective frontiers. That said, the affected communities, countryside and forests are in fact divided between those that can be accessed and those to which access is prohibited.
Comment montrer ce qui ne se voit pas ? Ce qui ne se sent pas ? Nous avons choisi de délaisser l’approche documentaire pour la mise en scène, seule façon de révéler l’invisible. Directement touchés dans leurs corps et dans leur cœur par la menace de la radioactivité, les résidents de Fukushima eux-mêmes ont été sollicités pour désigner la frontière impalpable entre ce qui est contaminé et ce qui ne l’est pas. Frontière subjective s’il en est. Pourtant, les villes, les campagnes et les forêts sont divisées entre des zones interdites et d’autres pas. Pour montrer ces limites et leur flou, nous avons choisi un film étirable ou encore une bulle. Précision utile : les mises en scène sont bien réelles, les logiciels de retouche n’ont été utilisés qu’à la marge. Avec la série « Mauvais rêves », la fiction révèle le réel et non l’inverse. 

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© Guillaume Bression – Carlos Ayesta

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© Guillaume Bression – Carlos Ayesta

Almost all of the 80,000 nuclear refugees forced to evacuate areas near the Fukushima Daiichi plant have at times felt compelled to return to their homes, schools and businesses. When they did, they struggled to recognize places that had once been so familiar to them. Damage from earthquake and tsunami of March 2011, years of absence and the arrival of rodents have rendered the buildings practically unrecognizable. We asked former residents or inhabitant from the Fukushima region, and in some cases, the actual owners of certain properties, to join us inside the no-go zone and open the doors to these ordinary, but now unfriendly, places. Facing the camera, they were asked to act as normally as possible – as if nothing had happened. The idea behind these almost surreal photographs was to combine the banal and the unusual. The fact of the historical nuclear accident gives these images a real plausibility.
Les plus de 80 000 habitants évacués des alentours de la centrale nucléaire de Fukushima ont tous un jour eu cette tentation : revenir voir leur maison, leur école ou leur commerce. Et tous ont eu du mal à reconnaître ces lieux familiers devenus hostiles. Les années d’absence, les rongeurs mais aussi les effets du séisme et du tsunami du 11 mars ont laissé des traces.
Dans cette nouvelle série, nous avons voulu  souligner ce choc violent perçu par les habitants à leur retour. Nous avons demandé à d’anciens residents  – parfois les propriétaires des lieux – de revenir dans leur commerce ou leur école, de pousser les portes de ces lieux autrefois banals. Nous avons aussi demandé à certains habitants de la region de Fukushima de se rendre avec nous dans cette zone devenue interdite. Une façon pour eux d’avoir un regard direct sur les consequences de cette catastrophe. Face à l’objectif, ils sont pourtant tous tenus de faire « comme si de rien était » et de se comporter normalement. L’étrange et la banalité se mêlent dans des photographies quasi-surnaturelles et pourtant plausibles, résultat d’une catastrophe nucléaire historique.  

All Rights © Guillaume Bression – Carlos Ayesta

 

 

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